Les attaques répétées contre le secteur des HLM sont un scandale.

beams-839348_1280« Construire, réhabiliter, attribuer des logements, assurer un cadre de vie agréable…Plaine Commune Habitat est né, il y a dix ans de la volonté de l’agglomération de se doter d’un outil exclusivement dédié au développement et à la gestion d’un habitat de qualité et accessible au plus grand nombre. Aujourd’hui, notre office dispose d’un patrimoine de plus de 18 000 logements réparti sur les sept villes de Plaine Commune. Mais il faut savoir que ce développement ne se fait plus comme lors des Trente glorieuses en construisant massivement des barres et des tours. Aujourd’hui, nous construisons à taille humaine et en respectant un urbanisme concerté. La crise économique que nous subissons ajoutée à la crise du logement montre à quel point le logement social est essentiel dans notre pays. L’année dernière nous avons fêté les 100 ans des HLM, et je peux vous assurer que c’est idée encore très jeune !

Mais les attaques répétées, de ces dernières années, contre ce système basé sur la solidarité sont un scandale.

Pour preuve cette augmentation du taux de TVA appliqué au secteur HLM, votée en catimini, à la fin 2012, par les députés, dans le but de financer les crédits d’impôts accordés aux entreprises. Cette mesure est une attaque en règle des HLM avec des conséquences dévastatrices sur l’emploi, sur le pouvoir d’achat des ménages modestes et sur le droit au logement pour tous. En effet, si les organismes HLM construisent moins et entretiennent moins, c’est le secteur du bâtiment, dont il est grand pourvoyeur d’emplois, qui est à tour ébranlé. En augmentant cette TVA, ont affaibli aussi le pouvoir d’achat des locataires puisque les HLM seront contraints de répercuter une partie substantielle de cette hausse sur les charges locatives. Ne pouvant accepter une telle mise à mal du logement social, Plaine Commune Habitat a lancé en février une pétition contre augmentation. En moins de trois semaines près de 3500 locataires l’ont signé. Le 21 mars, le président de la République annonçait vouloir faire machine arrière. Nous restons pour l’heure très vigilants.

Une des mes autres préoccupations ont été les rackets ou les tentatives de rackets sur les chantiers de Plaine Commune Habitat qui, je le précise, ne sont pas spécifiques à notre territoire, ni même à notre département. La différence c’est qu’ici les entrepreneurs et les bailleurs ont décidé de briser l’omerta et de faire appel aux pouvoirs publics pour que cela cesse. Il y avait là un risque majeur d’abandon de nos grands projets de rénovation urbaine dont les premières victimes auraient été les habitants de nos quartiers populaires. J’ai le sentiment que nous avons été entendus. Dans le même temps, nous remobilisons tous les partenaires pour que nos chantiers puisse permettre à des jeunes et des moins jeunes de (re)mettre un pied dans l’étrier du monde du travail. Dans tous nos appels d’offre de chantiers de réhabilitation figurent une clause d’insertion que les entreprises doivent respecter en embauchant des personnes du territoire suivies par les maisons de l’emploi et les services jeunesse des ville. N’oublions pas que le secteur du bâtiment et des travaux publics est le secteur le plus créateur d’emplois et offre de véritables perspectives de carrière à ceux qui le souhaitent. »