Ma réaction face à la prolongation de l’État d’urgence

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Hier soir 482 députés – dont Mathieu Hanotin – ont voté la prolongation de l’état d’urgence pour 6 mois, suite à l’attentat à Nice.

Avec ce vote, sans débat ou presque, le gouvernement a cédé à la pression de la droite et de l’extrême-droite, alors même que l’efficacité de ce régime d’exception dans la lutte contre le terrorisme est contestable.

Tout ce qui a été fait jusqu’à aujourd’hui pouvait l’être sans décréter l’état d’urgence, sans verser dans la surenchère sécuritaire.

Cette fuite en avant liberticide cherche dangereusement à laisser croire aux Français traumatisés qu’en allant plus avant dans la restriction de leurs libertés l’on empêchera d’autres attentats !

Mais dans la période sombre que nous traversons, ce n’est pas de moins de liberté dont nous avons besoin, mais de plus de solidarité, d’humanité et de démocratie pour affronter ensemble la menace terroriste.

Dans ce contexte, je me félicite de l’intervention dans l’hémicycle du député André Chassaigne qui a rappelé à juste titre cette phrase de Mario Vargas Llosa « Vivre dans la haine, c’est vivre au service de son ennemi ».

Plutôt que de brandir comme un symbole ce régime d’exception dangereux pour la démocratie et inefficace contre le terrorisme, le gouvernement devrait être au rendez-vous des moyens supplémentaires pour la police, la gendarmerie et les tribunaux, et se décider enfin à rétablir les services de renseignements territoriaux et la police de proximité que Nicolas Sarkozy a démantelé.

Cette décision funeste pour la sécurité et la prévention du terrorisme n’a pas été remise en cause par le gouvernement Hollande-Valls, qui ainsi prolonge cette mauvaise politique de la droite.